Francois Piquet, art contemporain, sculpture, peinture, installation, création en Guadeloupe

     
   
     
  www.francoispiquet.com  
     
  ARTWORK  
  Sculptures  
  Sculptures en fer tréssé  
  Darboussier, extraits...  
  Mounpapyé (gens de papier)  
  Mix  
  Bois  
  Corail  
  Aluminium  
     
  Installations  
  Equipaje compartido...  
  Sur le pont, vous êtes...  
  An ba bwa la  
  Darboussier 2007  
     
  Peintures  
  Femmes N&B  
     
  Création numérique  
  GIIART  
  Making futures  
     
  Collage  
  Les Archipels du moi  
  Collactif  
     
  Vidéos  
  Vidéos de "FE & PO"  
  Welcome a Lolowood  
     
  Making-Off  
     
     
  Résidences  
  Republica Dominicana 2012  
  POC marseille 2011  
  Les Esserres 2011  
     
     
  EXPOSITIONS  
  LE FER & LA PEAU  
  Expositions collectives  
     
     
  PRESSE & DOCS  
  Presse  
  Critiques  
  Démarche et réflexions  
  Bio  
  Catalogue  
 
 
  Merci  
     
     
     
       
       
      Quelques mots
     
En fait, il y en a deja pas mal au fil des pages... Ca va s'étoffer.
       
      Plusieurs convictions, doutes, sens et buts
     

L'humain est au centre de mes "oeuvres" (notre intimité commune, notre histoire, notre place, etc).

L'art est pour et par tous possible, envisageable, enviable, bénéfique.

La meilleure place des oeuvres est au beau milieu des gens.

On s'en fout, de l'artiste, de la forme de son nez ou de savoir si c'est un salaud. Ce qui compte, c'est ce qu'il livre. L'important c'est l'oeuvre et l'ouvrage, aux sens larges.

Chaque pièce est une rencontre unique, qui doit beaucoup au hasard et le reste à la volonté et à la sensibilité, comme nous tous, un "tout" fabriqué à partir de "riens", si elle fonctionne.

Le rôle social de l'art est à mes yeux essentiel, bien sur que je veux changer le monde.

       
      La récup'
     

Je n'aime pas trop le terme de "récupération", il induit la notion péjorative de "déchet", de résidu sans raison d'être. Qui peut établir la non-valeur d'une chose, où d'un être ?
Je préfère me servir de matériaux "vivants" - ou ayant vécu, rendus uniques par leur passé - dont la route croise la mienne, pour inclure la richesse de leur histoire, de leur provenance, de leur état, de leur substance, en tant qu'éléments détonants dans les réactions (al)chimiques qu'essayent de provoquer mes sculptures.

       
   
       
      Quelques mots plus spécifiques
       
      Un travail sur les thématiques antillaises lié à des matériels spécifiques
 
Je travaille depuis juin 2007 avec des matériels bien particuliers : des lames de fer provenant d'une ancienne usine de traitement de la canne à sucre où elles servaient au cerclage des tonneaux de rhum, que j'ai utilisées (tressées) pour la première fois lors d'une manifestation d'art contemporain organisée sur le site de Darboussier (Pointe-à-Pitre) par la Maison de l'Architecture de la Guadeloupe.

L'adéquation de l'histoire de ces lames avec l'histoire caribéenne (transportées jusqu'aux antilles par les industriels européens pour l'exploitation de la canne, puis abandonnées lorsque cette exploitation ne fût plus rentable), leur lieu de provenance (la principale usine guadeloupéenne de traitement de la canne de 1860 à 1982), en font à mes yeux des matériels lourds de sens pour dresser des portraits de la société antillaise d'aujourd'hui, et de ses problématiques universelles.

" Tresser des portraits " serait plus précis, puisque ces sculptures sont réalisées en tressant les lames de fer, en les nouant à froid, à la main
.
Par delà la symbolique du tressage, de l'enchevêtrement d'existences, c'est un travail long et très physique qui "transpire" des oeuvres et les charge en humanité.
D'autre part, en fonction du thème formalisé, j'associe et confronte à ces matériels (rendus tous uniques, différents, individuels, par l'action du temps) d'autres matériels de la Caraïbe (des blocs de corail, des aussières de cargo rejetées par la mer, des bois flottés...) aussi uniques et porteurs d'histoires, de souvenirs, d'émotions et de sens.
       
      L'individu comme choix artistique
 


Ce travail non reproductible (tressage de lames, taille directe) sur des matériels uniques, qui fait de chaque pièce une rencontre unique, est mis au service d'une volonté d'aborder ces thèmes de société du point de vue individuel, de réaliser une galerie de portraits cristallisant ces problématiques à l'échelle de l'humain.
Ce positionnement de l'humain au centre de la création a pour but de créer des oeuvres simples, essentielles et accessibles, qui puissent provoquer un mouvement émotionnel ou intellectuel chez ceux qui les croisent, les faire renaître au doute, à la question de leur vie, de notre monde, et de notre humanité commune.

Ce parti-pris de l'individu, et son universalité sous-jacente, permet d'aborder les problématiques de société sous d'autres angles, sans fournir de réponses mais de nouvelles formalisations, qui peuvent participer de la sculpture sociale chère à J.Beuys, humblement, individuellement.

       
  Bèf chapé lizin - Devoir de mémoire - la dette - Caricom - Barbarie, l'humanité mise à sac - Unité Kerviel - Dans un fauteuil -
       
       
   
   
       
       


François Piquet, 25 chemin de la roche, Dubedou, 97118 Saint-François, Guadeloupe - 0590 47 08 94 - 0690 36 86 24
contact@francoispiquet.com
www.francoispiquet.com