extrait en cours (en public à Beauport, journées du patrimoine 2008)
Ces sculptures sont constituées de lames de fer tressées provenant de Darboussier, une ancienne usine de traitement de la canne à sucre où elles servaient au cerclage des tonneaux de rhum.
Le sujet de ces sculptures est lui aussi extrait de cette usine dont les ruines exhalent encore la force, la fierté, la souffrance et la détresse,
le souvenir, et les présences presque palpables qui chuintent des murs imprégnés de la sueur et du sang du travail, des membres et des vies arrachés, abandonnés avec les reliquats épars de ce festin économique et humain que fût l'exploitation de la canne à sucre aux Antilles.
Quelques mots sur la série des mains
Cette série a commencé après la réalisation de "Devoir de mémoire", après avoir pris conscience qu'il était possible de tresser d'aussi petits formats.
Les mains ont présentées ici dans leur ordre chronologique de réalisation. Les premières étaient soudées sur des pièces mécaniques provenant elles aussi de l'usine (dont le numéro de série donnait le nom de la sculpture), dorénavant elles ne comportent plus de points de soudure.
Bien sûr, chacune est unique (et même impossible à reproduire !), les plus légères tressées avec 4 lames, entre 6 et 10 pour les autres.
Ces "extraits" constituent aussi les "petites mains" de mon travail sur ces lames. Je serais très fier d'en extraire beaucoup de Darboussier, qui n'est plus.
Les mains m'ont toujours fasciné, les mains des vieux, les mains des musiciens, les mains des pêcheurs, les mains d'une femme...
Elles sont un lieu d'expression intense de notre humanité, ce que nous faisons avec ce que nous sommes, ce que nous devenons plus que ce que nous étions....
Depuis que je sculpte, les miennes me font mal, je les soigne, je les chérie...
Provenance des matériels employés :
Long : 61° 32' 04'' O - Lat : 16° 13' 48'' N
Darboussier's extracts
These sculptures are made of braided iron-strips founded in "Darboussier" (which was the most important sugar-cane factory in Guadeloupe, opened from 1860 to 1982) where they used to hoop barrels of rum. These materials are really linked to the carribean history, and i use them to sculpt the traces of the history in the present society.
Des mains ont été tréssées sur la PLace de la Victoire à Pointe-à-Pitre le 30 janvier 2010 et vendues au profit des victimes du tremblement de terre d'Haïti (pour le CORECA). Voir les mains pou AYITI.
Vous trouverez plus bas sur cette page les mains plus anciennes.
Pou AYITI
Ces mains ont été tréssées sur la PLace de la Victoire à Pointe-à-Pitre le 30 janvier 2010 et vendues au profit des victimes du tremblement de terre d'Haïti (pour le CORECA).
Darboussier, extrait n°20100103
Lames de fer tressées
65 x 25 x 20 cm, environ 6 kg.
Janvier 2010.